Par Armand mumbilay
Mongomba frappe fort : « Cette Constitution est illégitime »
Le parti politique Nouvel Élan a réitéré, dimanche 17 mai, sa position favorable à un changement de la Constitution de la République démocratique du Congo, à l’occasion d’un meeting populaire organisé au terrain Assosa.

Prenant la parole devant les militants et sympathisants, le secrétaire général du parti, Blanchard Mongomba, a insisté sur le fait que cette position ne relevait pas d’un opportunisme politique, mais d’une orientation défendue depuis plusieurs années par le leader de la formation politique, Adolphe Muzito.
Pour ce premier grand rassemblement depuis l’entrée de ce parti d’opposition au gouvernement, le secrétaire général est revenu sur plusieurs réalisations attribuées au président Félix Tshisekedi depuis son accession au pouvoir en 2019, avant d’aborder la question du changement de la Constitution, actuellement au centre du débat politique national.

« Pour nous, le changement de la Constitution est un impératif. Ce n’est pas une position nouvelle. Depuis 2019, notre leader défend cette idée. Nous respectons les opinions contraires, mais nous souhaitons que le débat repose sur des arguments solides », a déclaré Blanchard Mongomba.
Le secrétaire général de Nouvel Élan a estimé que la Constitution actuelle, promulguée en 2006, ne répondrait pas aux réalités sociopolitiques du pays. Selon lui, ce texte serait à l’origine de plusieurs crises et blocages institutionnels observés en RDC.
Reprenant la notion théologique de « péché originel », il a également remis en cause les conditions d’élaboration et d’adoption de la loi fondamentale. « Cette Constitution a été rédigée en Belgique, adoptée par une Assemblée nommée puis promulguée par un président non élu au suffrage universel », a-t-il soutenu en référence à l’ancien président Joseph Kabila.
Au-delà de la critique institutionnelle, Nouvel Élan a présenté plusieurs réformes qu’il souhaite voir intégrées dans une éventuelle nouvelle Constitution. Parmi elles figure l’introduction de la titrisation des terres afin de moderniser le régime foncier et de stimuler le développement économique.

Le parti plaide également pour l’instauration d’un régime présidentiel intégral avec la suppression du poste de Premier ministre, dans l’objectif de réduire les dépenses publiques. Il propose en outre le retour à une élection présidentielle à deux tours afin de renforcer la légitimité des élus, ainsi qu’une révision du modèle de décentralisation pour garantir la viabilité économique des 26 provinces du pays.
Rédaction :+243826354771

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