Par Armand mumbilay

La République démocratique du Congo a célébré, ce dimanche 2 août, la Journée nationale du GENOCOST, une date dédiée à la mémoire des millions de Congolais victimes des violences de masse ayant endeuillé le pays au cours des trois dernières décennies. Cette commémoration met en avant les exigences de vérité, de justice, de réparation et de non-répétition.
À cette occasion, le Réseau national citoyen pour la mémoire, la paix, la réparation et l'éveil patriotique (RÉPARE) a organisé une cérémonie de recueillement à l'Échangeur de Limete, à Kinshasa. L'événement a réuni les membres de l'organisation, des responsables des mouvements de jeunesse ainsi que de nombreuses victimes venues de plusieurs provinces de la République démocratique du Congo.
Les organisateurs rappellent que les conflits armés ayant secoué le pays depuis plus de trente ans auraient causé près de dix millions de morts, un bilan humain dramatique qui, selon eux, traduit l'ampleur des souffrances vécues par des millions de familles congolaises. Pour RÉPARE, préserver cette mémoire est indispensable afin d'obtenir la reconnaissance des crimes commis et de poursuivre la lutte contre l'impunité.

L'un des temps forts de cette commémoration a été marqué par les témoignages poignants de plusieurs survivants, venus raconter les atrocités qu'ils ont traversées. Les victimes ont salué les efforts du Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, en faveur de la reconnaissance du GENOCOST, tout en l'encourageant à poursuivre les démarches pour donner à cette journée une portée internationale. Elles estiment qu'une reconnaissance mondiale permettrait de sensibiliser davantage la communauté internationale sur les crimes perpétrés en RDC.
Les survivants ont également plaidé pour un renforcement de leur prise en charge à travers des politiques publiques adaptées, notamment la création d'orphelinats, un accompagnement psychosocial durable et des mécanismes de réparation en faveur des victimes des violences de masse. Ils ont aussi lancé un appel à la communauté internationale afin qu'elle soutienne les initiatives de justice, de réparation et de lutte contre l'impunité.

Les organisateurs ont, par ailleurs, exhorté la jeunesse congolaise à s'approprier le devoir de mémoire et à devenir un acteur engagé dans la promotion de la paix, de l'unité nationale et de la prévention des conflits.
Dans son intervention, le président du réseau RÉPARE, Carbone Béni, a insisté sur la nécessité d'une mobilisation citoyenne face aux atrocités qui continuent de frapper certaines régions du pays. Il a invité les Congolais à rejoindre son organisation afin de défendre la mémoire des victimes, promouvoir la paix et renforcer le combat pour la justice.

La journée s'est clôturée à l'Échangeur de Limete par un concert réunissant plusieurs artistes de musique chrétienne et profane. À travers cette activité culturelle, les organisateurs ont voulu transmettre un message d'espérance aux survivants et rappeler que le devoir de mémoire constitue une responsabilité collective pour bâtir un avenir de paix en République démocratique du Congo.
Rédaction :+243826354771

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