Par Armand mumbilay
Au terme d’une première année marquée par plusieurs réformes et investissements, le ministre d’État, ministre des Ressources hydrauliques et de l’Électricité, Aimé Sakombi Molendo, entend poser les bases d’une transformation durable des secteurs de l’eau et de l’électricité en République démocratique du Congo.
Son bilan met notamment en avant les efforts engagés pour renforcer l’offre énergétique, améliorer la desserte en eau potable, moderniser les services publics et rendre le secteur davantage attractif pour les investisseurs privés.
Kakobola et Inga 3, des projets au cœur de la stratégie énergétique
La centrale hydroélectrique de Kakobola, d’une puissance installée de 10,5 MW, a notamment été mise en service pour contribuer à l’alimentation électrique de Kikwit et de plusieurs autres localités du Kwilu.
Le projet Inga 3 reste également présenté comme l’un des grands chantiers stratégiques devant permettre à la RDC de répondre à ses besoins énergétiques futurs et d’accompagner son développement industriel.
Plus de 2 000 MW de déficit dans le Lualaba et le Haut-Katanga
Le déficit énergétique demeure particulièrement préoccupant dans les provinces du Lualaba et du Haut-Katanga. D’après les données reprises dans la tribune du ministre, le déficit cumulé dans ces deux provinces minières dépasse 2 000 MW.
Cette situation constitue un défi majeur pour l’industrialisation et la transformation locale des minerais, alors que ces deux provinces concentrent une part importante de l’activité minière du pays.
Le ministère entend ainsi mieux adapter les réponses énergétiques aux besoins des différents bassins économiques, notamment à travers une planification ciblée et des missions de terrain.
Un plan d’urgence de 91,89 millions USD à Kinshasa
Dans la capitale, un plan d’urgence de 91,89 millions de dollars américains a été lancé avec la SNEL.
Il prévoit notamment le raccordement de zones non desservies, la réparation des pannes sur le réseau moyenne tension, la sécurisation de certains sites stratégiques ainsi que le renforcement de lignes critiques.
Vers un secteur plus attractif pour les investisseurs
La réforme engagée par le ministère porte également sur la gouvernance et le cadre réglementaire du secteur de l’électricité.
Le gouvernement poursuit notamment la modernisation de l’Autorité de régulation de l’électricité (ARE) afin d’améliorer le fonctionnement du secteur et de créer un environnement plus favorable aux investissements privés.
En juillet 2026, un dialogue public-privé consacré notamment aux questions fiscales et à la mise en place d’un guichet unique a été organisé avec l’appui de la Banque mondiale et de la Fédération des entreprises du Congo (FEC).
Pour le ministère d’Aimé Sakombi Molendo, la mobilisation des investissements privés demeure indispensable pour répondre à l’ampleur des besoins de la RDC en infrastructures énergétiques.
La numérisation pour améliorer les services aux usagers
Autre axe majeur : la transformation numérique.
La SNEL a engagé la numérisation de certaines procédures, notamment celles liées aux demandes de paiement et de raccordement. De son côté, la REGIDESO développe des outils destinés à automatiser plusieurs opérations, notamment le relevé des compteurs, la facturation et le suivi des abonnés.
L’objectif affiché est de réduire les déplacements des usagers, d’améliorer le traitement des réclamations et de renforcer la transparence dans la gestion des services publics.
Une première année consacrée aux « fondations »
Au terme de cette première année, Aimé Sakombi Molendo présente son action autour d’une idée centrale : poser les fondations d’une transformation durable des secteurs de l’eau et de l’électricité.
Le ministre reconnaît néanmoins l’ampleur des défis qui restent à relever. Pour les prochaines années, l’enjeu sera de traduire les réformes institutionnelles et les investissements engagés en améliorations concrètes pour les populations.
L’ambition affichée est notamment de parvenir à une meilleure disponibilité de l’eau potable, à une fourniture d’électricité plus stable et à des services publics plus modernes, tout en renforçant la gouvernance et la participation du secteur privé.





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