
Alors que les réactions se multiplient après le crash d’avion ayant coûté la vie à plusieurs compatriotes, dont des généraux, Blanchard Dikambi réagit aux critiques visant l’ancien président de l’Assemblée nationale, Christophe Mboso.
Dans une déclaration consacrée à cette polémique, Blanchard Dikambi appelle à la retenue et estime que la tragédie ne devrait pas servir de prétexte à des attaques personnelles ou à une confusion des responsabilités institutionnelles.
« Halte à l’acharnement contre le président Mboso »
Pour Blanchard Dikambi, la priorité doit être accordée à l’établissement des faits et à l’accompagnement des familles des victimes.

Il estime qu’au lieu de rechercher un responsable politique à tout prix, les autorités et l’opinion devraient attendre les conclusions d’une enquête permettant de déterminer avec précision les circonstances et les causes du crash.
La question des infrastructures au cœur du débat
Par Armand mumbilay
Blanchard Dikambi rappelle que la présidence de l’Assemblée nationale relève principalement des fonctions législatives et de contrôle. Selon lui, la construction, la modernisation et l’entretien des infrastructures aéroportuaires ne relèvent pas directement des attributions du président de la chambre basse du Parlement.
Il invite ainsi ceux qui mettent en cause Christophe Mboso à examiner les responsabilités des différentes institutions et des gouvernements successifs ayant eu la charge des infrastructures nationales.
S’agissant notamment de l’aérodrome de Kinga, il estime que l’analyse doit porter sur l’ensemble des décisions prises au fil des années, plutôt que de concentrer les accusations sur une seule personnalité.
Appel à un débat fondé sur les faits
Dans sa réaction, Blanchard Dikambi appelle également à éviter les procès d’intention et les accusations non étayées.
Il rappelle que plusieurs personnalités ont successivement dirigé l’Assemblée nationale en RDC et souligne que cette fonction ne leur conférait pas pour autant la responsabilité directe de construire ou de moderniser les aérodromes du pays.
Pour lui, le débat doit donc rester centré sur les compétences institutionnelles et les responsabilités établies par les faits.
Une enquête « sérieuse et transparente » réclamée
Au-delà de la polémique politique, Blanchard Dikambi insiste sur la nécessité de faire toute la lumière sur le crash.
Il réclame une enquête sérieuse, indépendante et transparente afin d’identifier les causes de l’accident, d’établir les responsabilités éventuelles et surtout de prendre des mesures permettant d’éviter de nouvelles tragédies.
Il appelle enfin à ne pas laisser les accusations et les divisions politiques détourner l’attention du drame vécu par les familles des victimes.
« La République a besoin de clarté, de responsabilité et d’unité, non de divisions », soutient Blanchard Dikambi.
La polémique autour de la responsabilité des institutions dans l’état des infrastructures aériennes devrait ainsi se poursuivre, alors que l’opinion attend surtout les conclusions officielles permettant d’établir les circonstances exactes de cette tragédie.

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