
Kinshasa accueille, du 8 au 10 octobre 2026, la deuxième édition du Festival mondial de la musique et du tourisme. La cérémonie d’ouverture s’est tenue jeudi au Centre culturel de Kinshasa pour les pays d’Afrique centrale, en présence de plusieurs personnalités nationales et internationales.
À cette occasion, le gouverneur de la ville-province de Kinshasa, Daniel Bumba Lubaki, a mis en avant la richesse culturelle, la diversité et la créativité de la capitale congolaise. Il a surtout insisté sur la nécessité de transformer ces atouts en véritables opportunités économiques et sociales au bénéfice de la population.
Kinshasa, vitrine de la créativité congolaise
Prenant la parole lors de la cérémonie, Daniel Bumba s’est réjoui de voir Kinshasa accueillir cette manifestation internationale consacrée à la musique et au tourisme.
«« C’est une immense fierté et un réel plaisir que la ville de Kinshasa accueille la deuxième édition du Festival de la musique et du tourisme. À travers votre présence, c’est le monde qui vient à la rencontre de Kinshasa et lui ouvre grandement ses portes », a-t-il déclaré.»
Au nom de la population kinoise et du gouvernement provincial, le gouverneur a également rendu hommage au président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, pour sa vision en faveur du rayonnement international de la RDC, de la valorisation de son identité culturelle et de son ouverture au monde.

Pour Daniel Bumba, la diversité culturelle et les talents congolais représentent des instruments de rayonnement, mais aussi des leviers de développement, de cohésion sociale et de création d’emplois.
Il a notamment évoqué l’identité particulière de Kinshasa, portée par ses quartiers, ses marchés, ses artistes, ses créateurs, sa gastronomie, son hospitalité et son dynamisme populaire.
La musique comme levier de développement
Désignée ville créative de musique par l’UNESCO, Kinshasa entretient un lien particulier avec cet art.

« On ne se contente pas d’écouter la musique, on la vit, on la crée et on la partage avec le monde », a souligné le gouverneur.
Évoquant la rumba congolaise, inscrite au patrimoine culturel immatériel de l’humanité par l’UNESCO, Daniel Bumba a estimé que cette expression artistique constitue bien plus qu’un simple genre musical. Elle représente, selon lui, une partie importante de l’identité congolaise et témoigne de la capacité du pays à transformer son histoire et sa créativité en influence culturelle.
L’enjeu, a-t-il insisté, est désormais de faire de cet héritage culturel une source de retombées économiques et sociales concrètes.
Le tourisme, autre atout de Kinshasa
Sur le volet touristique, le gouverneur a invité les participants au festival à découvrir les nombreuses richesses de Kinshasa, notamment le fleuve Congo, les sites naturels, les espaces écologiques ainsi que les circuits historiques.
Ces différents atouts constituent, selon lui, des opportunités pour renforcer l’attractivité de la capitale et diversifier les secteurs susceptibles de contribuer à son développement.
Jean-Pierre Lihau appelle à des projets concrets
La cérémonie d’ouverture a également été marquée par l’intervention du vice-Premier ministre chargé de la Fonction publique, Jean-Pierre Lihau, représentant personnel du chef de l’État.
Il a officiellement ouvert cette deuxième édition et appelé les acteurs culturels à transformer les rencontres suscitées par le festival en collaborations durables.
«« Il nous revient de prolonger ces rencontres par des collaborations artistiques, des échanges professionnels et des projets ancrés dans nos territoires, conçus avec les communautés qui les font vivre », a-t-il déclaré.»
S’adressant particulièrement aux jeunes créateurs, Jean-Pierre Lihau a réaffirmé la confiance de la nation dans leur capacité à enrichir la culture congolaise et à contribuer à son rayonnement international.
Il a plaidé pour un meilleur accompagnement des artistes, notamment à travers la formation, l’accès aux équipements et aux moyens de production ainsi que l’ouverture de nouveaux débouchés.
Le ministère du Tourisme mise sur le soft power
De son côté, le ministre du Tourisme, Didier Manzenga, a présenté le festival comme un outil de promotion de la destination RDC sur la scène internationale.
Revenant sur la première édition organisée en juillet 2025, il a estimé que cette nouvelle édition se veut davantage ambitieuse et inclusive.
Le ministre a également mis en avant la stratégie du soft power, à travers la mobilisation de plusieurs secteurs, notamment le sport, les mines, la gastronomie et la musique, afin d'améliorer l'image et l'attractivité de la RDC.
Il a par ailleurs évoqué un financement extérieur de 1,882 milliard de dollars américains, obtenu, selon ses propos, grâce à l’impulsion du chef de l’État, sans davantage préciser l’affectation de cette enveloppe.
Didier Manzenga a enfin appelé les artistes et les professionnels des médias à jouer pleinement leur rôle d’ambassadeurs de la culture et de l’identité congolaises.
Plusieurs artistes au rendez-vous
La cérémonie d’ouverture a débuté par l’exécution de l’hymne national, suivie d’un hommage à l’artiste Charles Mombaya.
Plusieurs prestations culturelles ont ensuite ponctué la manifestation, notamment des spectacles de ballet, des numéros artistiques et un défilé de mode.
Dans la soirée, plusieurs grandes figures de la musique congolaise, parmi lesquelles Ferre Gola, Reddy Amisi et Mbilia, ainsi que d’autres artistes, se sont produites à la Place de l’Échangeur de Limete et au Centre culturel et artistique, en marge du festival.
Prévue du 8 au 10 octobre 2026, cette deuxième édition du Festival mondial de la musique et du tourisme ambitionne ainsi de faire de la culture et du tourisme des vecteurs de rapprochement entre les peuples, tout en contribuant à la valorisation des richesses culturelles et touristiques de la République démocratique du Congo.
Par Armand mumbilay

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