À la suite de l’adresse à la nation de l’ancien président Joseph Kabila Kabange, le 9 octobre 2026, Blanchard Dikambi estime que l’ancien chef de l’État devrait faire preuve de responsabilité et procéder à un examen de conscience sur son passage au pouvoir.
Dans sa réaction, Blanchard Dikambi affirme qu’il s’attendait à entendre un homme mûr, responsable et préoccupé par le bien-être du peuple congolais. Cependant, il dit rester sur sa faim face aux propos tenus par l’ancien président.
Selon lui, Joseph Kabila devrait commencer par reconnaître ses éventuelles erreurs, présenter ses excuses au peuple congolais et assumer pleinement son bilan politique.
« Le peuple congolais a besoin de vérité et de justice »

Pour Blanchard Dikambi, il serait contradictoire de présenter Joseph Kabila comme un modèle politique sans exiger de lui un véritable examen de conscience sur les années passées à la tête de la République démocratique du Congo.
Il estime néanmoins qu’il n’est pas trop tard pour l’ancien président de reconnaître ses erreurs et de prendre ses responsabilités devant la nation et l’histoire.
Au-delà des divergences politiques, Blanchard Dikambi insiste sur la nécessité de promouvoir la vérité, la justice et la redevabilité en RDC.
Aucun ancien président au-dessus de la loi Abordant la question de la responsabilité judiciaire, Blanchard Dikambi rappelle que l’ancien statut de chef de l’État ne devrait pas constituer une protection contre la justice.

Il considère que les faits reprochés à toute personnalité politique doivent être examinés par les institutions compétentes, dans le respect de la loi et des droits de la défense.
Pour lui, si des infractions sont établies et qu’une culpabilité est prononcée à l’issue d’une procédure régulière, les sanctions prévues par la loi doivent s’appliquer, indépendamment du rang ou de l’influence de la personne concernée.
Une responsabilité devant l’histoire
En conclusion, Blanchard Dikambi estime que diriger un pays constitue une responsabilité historique qui ne saurait effacer les éventuelles fautes commises dans l’exercice du pouvoir.
Son message se veut un appel à la responsabilité des dirigeants, actuels comme anciens, face aux attentes du peuple congolais.
« Le peuple congolais mérite la vérité. Il mérite la justice. Et surtout, il mérite que personne ne soit au-dessus de la loi. »
Par Armand mumbilay

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